Santé : les bons conseils du Journal de Vitré
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Rubrique réalisée en partenariat avec Destination Santé.
Intestin irritable : la piste des probiotiques se renforce
Les probiotiques ont le vent en poupe… en tout cas sur les paillasses des labos de recherche. « De nombreuses études sont actuellement conduites autour de ces micro-organismes », nous explique le Dr Thierry Piche1, gastro-entérologue au CHU de Nice. Plus nombreuses en raison de l’engouement général pour le sujet, les recherches en question semblent en revanche se concentrer sur des thématiques restreintes. Etat des lieux.
La lutte contre l’obésité ? « C’est une voie de recherche qui suscite un intérêt réel, mais elle est encore très préliminaire. Cela fait du ‘buzz’ mais nous ne savons toujours rien de la relation entre les probiotiques et l’obésité ». D’après le Dr Piche, « les avancées les plus probantes nous conduisent surtout à envisager la prise en charge des douleurs chroniques liées au syndrome de l’intestin irritable ». Caractérisé par des maux de ventre, des ballonnements et des troubles variés du transit, il constitue « l’un des principaux motifs de consultation » en médecine générale et en gastro-entérologie. Près de 15% des Français en effet, seraient concernés par cette pathologie dont le retentissement au quotidien est inversement proportionnel à sa gravité…
Le travail le plus convaincant a été réalisé en France, précisément sous la coordination de Thierry Piche. Il fera l’objet d’une présentation aux Journées francophones d’Hépato-gastroentérologie et d’Oncologie digestive (JFHOD), en mars prochain à Paris. Les auteurs sont parvenus à reproduire – d’abord in vitro puis chez l’animal – les troubles du côlon « tels qu’ils se caractérisent chez l’homme ». Ce qui revient à dire qu’ils ont créé un « modèle expérimental » de ce syndrome, et donc un outil d’étude idéal. Ensuite, ils ont testé différentes associations de souches probiotiques. « Au final l’une de ces associations, nous a permis de rétablir la perméabilité et la sensibilité digestives. Cinq souches différentes (Bifidobacterium lactis LA 303 – Lactobacillus acidophilus LA 201 – Lactobacillus plantarum LA 301 – Lactobacillus salivarius LA 302 – Bifidobacterium lactis LA 304) sont ainsi rassemblées, regroupées sous le nom de Lactibiane Tolerance® ».
Ce traitement aurait un impact favorable sur l’inflammation et la douleur. Confortés par ces résultats, les auteurs ont lancé une étude randomisée auprès de 90 patients souffrant du syndrome de l’intestin irritable. Les résultats en sont très attendus. Ils pourraient être disponibles « fin 2012 ». 
Saint-Valentin : retour aux origines
Elle a 700 ans, revient chaque année à la même date et comme elle célèbre l’un des sentiments les plus universels qui soient, l’amour, elle est toujours aussi jeune ! C’est la Saint-Valentin, dont il s’agit. Avec l’Observatoire du Bonheur2, (c’est tout de même de circonstance…) revenons sur les origines de cette fête… bonne pour la santé.
De son vrai nom Valentin de Terni, Saint-Valentin était un moine romain du IIIe siècle après Jésus Christ. Cet homme de foi était réputé pour marier en secret des couples selon les rites de l’Eglise. Problème, sa ferveur religieuse inquiétait le pouvoir de Rome. L’Empereur Claude II le Gothique (ou le Cruel), décida de l’emprisonner. Au cours de sa détention, Valentin rendit miraculeusement la vue à la fille, aveugle, de son geôlier. C’en fut trop pour les autorités de l’époque, qui décidèrent de le décapiter le 14 février 268. Ainsi Valentin fut-il sans doute, le premier martyr de l’amour… Avant son exécution toutefois, il fit parvenir à la fille de son geôlier, des feuilles en forme de rose dont l’origine n’est pas connue. La légende a traversé les siècles.
Pour l’observatoire du Bonheur, Michèle Gally, docteur en littérature française et professeur des Universités d’Aix-Marseille, explique la dimension de la fête au XVe siècle. « A cette époque, la Saint-Valentin avait une dimension collective. Il s’agissait d’un jeu de société autant que de séduction, comme il y en avait beaucoup à la Cour. C’était l’occasion pour les seigneurs et les dames de s’échanger et de se dédicacer des poèmes d’amour ».
Jeu de société, union des oiseaux, passage à l’âge adulte… « Au travers de la littérature, la Saint-Valentin a pris des sens diversifiés sous la plume des auteurs et poètes qui l’ont évoquée. Ces significations néanmoins, ont toutes en commun la thématique de l’amour, qui reste au centre de la célébration de la Saint-Valentin dans sa version contemporaine ». Aujourd’hui, la Saint-Valentin est quasiment universelle. Elle symbolise la fête de l’amour, à l’occasion de laquelle cartes et cadeaux sont échangés comme déjà 700 ans plus tôt, à la cour du Roi Richard II d’Angleterre. Pour davantage d’informations sur l’Observatoire du bonheur, consultez le site http://www.coca-cola-france.fr/
Diabète : le sommeil s’en mêle
Pour quelles raisons les troubles du sommeil augmentent-ils le risque de diabète ? Une équipe franco-britannique a montré que certaines mutations du gène du récepteur de la mélatonine – l’hormone qui induit le sommeil – étaient en cause. Elles multiplieraient par 7 le risque de développer un diabète de type 2. Plusieurs travaux ont démontré que les troubles du sommeil devaient être considérés comme des facteurs de risque importants de diabète. C’est ainsi que les travailleurs soumis au régime des « trois huit » y seraient davantage exposés que la population générale. Mais jusqu’à présent, aucun mécanisme reliant le rythme biologique et le diabète n’avait été décrit.
Une équipe franco-britannique3 (CNRS/Université Lille2/Institut Pasteur de Lille/ Fédération de recherche EGID), s’est donc intéressée au récepteur de la mélatonine. Produite par la glande pinéale (ou épiphyse) lorsque l’intensité lumineuse diminue, cette hormone est en quelque sorte une « gardienne » de notre horloge biologique.
Au total, 7 600 sujets diabétiques ou présentant une glycémie normale, ont participé à ce travail. Les chercheurs ont séquencé le gène MT2, qui code pour le récepteur de la mélatonine, Parmi les 40 mutations observées, 14 rendaient ce récepteur « non fonctionnel ». « Chez les porteurs de ces mutations, le risque de développer un diabète est près de 7 fois plus élevé », expliquent les scientifiques. Ces résultats sont les premiers à démonter l’implication directe d’un mécanisme de contrôle des rythmes biologiques dans le diabète de type 2. « Cela pourrait déboucher sur de nouveaux traitements du diabète, à visée préventive ou curative », concluent-ils.

Le basilic, contre les troubles digestifs
Autrement appelé « herbe royale », le basilic est originaire d’Asie méridionale. De la famille des Lamiacées4, le basilic est une plante herbacée d’environ 40 cm, dont les feuilles et les sommités fleuries recèlent de nombreuses vertus « santé ». Lesquelles ?
Les feuilles de basilic renferment de l’huile essentielle et des tanins. Elles sont également riches en calcium, en phosphore et en vitamines A et C. Le basilic contient enfin du bétacarotène5 –quoiqu’en petites quantités – et du camphre. Il est surtout renommé pour ses vertus antispasmodiques, notamment au niveau du tube digestif. Ses feuilles sont en effet utilisées en infusion pour soigner l’indigestion et le manque d’appétit. Elles sont également employées pour leurs propriétés carminatives, dans le traitement des flatulences et des ballonnements.
Quelques goutes de son essence dans un bain, c’est un bon moyen de retrouver son tonus physique… et mental. Enfin, cette herbe royale s’avèrerait également efficace contre certaines maladies des voies respiratoires, et faciliterait la lactation. A noter que si la phytothérapie est utilisée en médecine traditionnelle depuis des siècles, son efficacité et son innocuité restent toujours discutées. Et pour cause, comme l’explique l’Organisation mondiale de la Santé dans un rapport de 1998, « un nombre relativement petit d’espèces de plantes ont été étudiées pour d’éventuelles applications médicales ». Cet article s’inscrit naturellement dans cette démarche.
Tablettes tactiles : préservez vos cervicales !
L’essor des tablettes tactiles s’accompagnera-t-il d’une flambée des troubles musculo-squelettiques (TMS) ? C’est ce que redoutent des chercheurs américains. Le Pr Jack Dennerlein6, Directeur du laboratoire d’ergonomie et de biomécanique de la Harvard School of Public Health, près de Boston, a observé 15 utilisateurs de tablettes numériques. Tous étaient âgés de moins de 40 ans et donc a priori, en pleine forme… Les modèles utilisés étaient des iPad® et des Xoom®.
Tablette sur les genoux ou sur une table, disposée ou non sur un support réglable… les auteurs ont observé les positions de lecture des participants. « Les » positions ? Oui car ils ont remarqué que chaque utilisateur avait tendance à en changer régulièrement. Sans doute parce qu’aucune ne lui était réellement confortable. Pour les observer, Jack Dennerlein a utilisé un système d’analyse des mouvements dans les trois dimensions. Au final, il a observé que les utilisateurs fléchissaient davantage le cou, par rapport aux utilisateurs d’ordinateurs classiques, qu’ils soient de bureau ou portables, comme des netbooks ou des laptops…
« Ces instruments sont très maniables », explique Dennerlein. « Vous pouvez les utiliser dans le sens que vous souhaitez, et les poser là où vous voulez. Pourtant leur utilisation prolongée, avec la tête le plus souvent fléchie, entraîne de nombreuses tensions et des douleurs au niveau des cervicales. »
Vous surfez régulièrement sur ce type de tablette ? L’auteur vous recommande:
De changer de position toutes les 15 minutes ;
De ne pas poser l’appareil sur vos genoux. D’une manière générale, il convient de placer la tablette assez haut, afin d’éviter de trop basculer la tête en avant ;
De régler le support – si vous en avez un… – de sorte que la tablette soit la plus « droite possible ».


